Retrouvez la réaction de Lilian Thuram, quelques secondes après que l'ex-défenseur central de l'équipe de France a annoncé qu'il souffrait d'un problème cardiaque et devait attendre un mois avant de savoir s'il pourra signer au PSG.
Lilian Thuram, annoncez-vous là quelque part la
fin de votre carrière ?
Moi, j'étais au
courant de cette maladie. C'est-à-dire que ma maman a cette
maladie, mon frère est décédé il y a
quelques années de cette maladie, j'ai une sœur qui a
cette maladie ainsi qu'un autre frère. Après le
décès de mon frère, j'avais 22 ans et
j'étais jeune joueur à l'AS Monaco, on m'avait
demandé de faire des analyses et on m'avait dit que
j'étais apte à faire ce métier-là.
Aujourd'hui, c'est assez incroyable. J'ai passé
tranquillement tous les tests, bien d'ailleurs pour dire la
vérité, et j'ai cru que c'était une blague.
Encore aujourd'hui, j'ai l'impression que c'est une blague.
Malheureusement ce n'est pas le cas. Mes antécédents
familiaux font aujourd'hui qu'il y a un risque. Hier (jeudi), pour
être sûr, j'ai dû faire une visite avec ma maman
qui a dû venir à l'hôpital pour essayer de
savoir si elle a réellement la maladie que j'aie, ou si s'il
s'agit peut-être d'un problème moins grave.
Comment avez-vous accueilli cette mauvaise nouvelle
?
C'est une surprise. Généralement
quand je passe la visite médicale, j'aime bien discuter avec
le docteur, poser des questions. Quand j'ai vu le cardiologue se
pencher sur ma situation, je lui ai dit en rigolant : « OK
d'accord, le cœur est un peu gros, mais est-ce que je peux
encore jouer au football ? » Il m'a dit qu'il n'y avait pas
de problèmes. Et, petit à petit, en discutant, je lui
ai raconté la mort de mon frère et la situation
familiale. Il a alors appelé quelqu'un d'autre pour regarder
l'écho et ils se sont mis à parler. Et quand j'ai vu
que nous étions là depuis près de deux heures,
au lieu des trente minutes prévues, j'ai compris qu'il y
avait un petit problème.
Comment le vivez-vous ?
Mettez vous à ma place : vous entrez à
l'hôpital, vous êtes joueur de foot, et vous ressortez
et ne pouvez plus jouer au foot, c'est quelque chose
d'extrêmement difficile. Et il y a aussi cette crainte car il
faut attendre pendant un mois pour savoir si je suis
réellement malade. Et si je le suis réellement, bien
sûr je ne peux plus jouer au foot, mais j'ai un
problème au cœur avéré. Donc ce n'est
pas facile. En même temps, je trouve extraordinaire que tout
le monde au PSG m'ait soutenu. De mon côté, je leur ai
expliqué qu'il n'y avait aucun problème avec moi.
Bien évidemment, le PSG doit faire son recrutement, sans
attendre de savoir si je serai oui ou non apte à jouer.
C'est aussi ce qui est important dans ma réflexion
aujourd'hui.
jvé :lui couper sa bite