Après avoir échoué dans le dossier Jimmy Briand, le Paris Saint-Germain va se consoler en obtenant la signature de Mateja Kezman. Le Serbe sera présenté à la presse mardi après-midi.
Le PSG tient enfin son attaquant. Après plusieurs semaines de recherches et autant de pistes exploitées (Thiago Neves, Saha, Grafite, Mahmoud, Olic, Ilan, Elmander, Nonda, Piquionne, Mirallas, Briand…), le club parisien a mis la main sur le successeur de Pedro Miguel Pauleta en la personne de Mateja Kezman. Si le club de la Capitale a longtemps cru devoir sortir son carnet de chèques pour s’attacher les services de l’attaquant international serbe de Fenerbahçe, il obtient finalement ce qu’il espérait : un prêt avec une option d’achat de quatre millions d’Euros pour un contrat de trois ans (une option quasi automatique activée en cas de maintien). Mateja Kezman est attendu à Paris lundi soir, la traditionnelle visite médicale étant prévue pour mardi soir.
Malgré la complexité du dossier, Mateja Kezman sera donc bien Parisien la saison prochaine. Une anicroche de plus dans le dossier offensif du recrutement parisien. Car avant le choix Kezman, Paul Le Guen a longtemps espéré et réclamé le renfort de Jimmy Briand (23 ans, Rennes), un joueur dont le profil semblait plus complémentaire de celui de Guillaume Hoarau voire Péguy Luyindula. Mais face à l’entêtement des dirigeants bretons qui réclamaient dix millions d’Euros, le club de la Capitale a fini par rendre les armes. Et ceci à la plus grande joie de Charles Villeneuve, le président parisien, qui se voyait davantage recruter un joueur confirmé sur la scène européenne (Shabani Nonda et Louis Saha représentaient les deux dernières alternatives au dossier Kezman).
Avec ses avantages et ses inconvénients
Agé de vingt-neuf ans, Mateja Kezman n’a certes pas forcément confirmé toutes les promesses entrevues lors de ses plus jeunes années au PSV Eindhoven (105 buts inscrits entre 2000 et 2004). Mais le Serbe présente tout de même de solides références. Auteur de dix-huit réalisations (toutes compétitions confondues) la saison passée en Turquie, « Batman » reste un joueur à part. « Un renard des surfaces comme on en fait plus, glisse-t-on à l’intérieur du club parisien. C’est un joueur différent, avec ses avantages et ses inconvénients. Enfin c’est ce que l’on dit… »
Si Mateja Kezman trouve sa plénitude dans la surface de réparation, le Serbe n’en reste pas moins sujet à de nombreuses frasques en dehors. « Il est dans son monde, explique un journaliste turc. Il ne faut pas chercher à l’analyser. Avec lui, c’est tout ou rien. Pareil sur le terrain. Vous pouvez ne pas le voir pendant tout une rencontre mais ça ne l’empêchera pas d’inscrire le but de la victoire. Dans la vie, il ne déroge pas à cette règle. » En attendant, le Paris Saint-Germain frappe un gros coup. Reste à savoir quelle facette de l’attaquant serbe s’invitera sur la pelouse du Parc des Princes. Une arrivée qui devrait être suivie de celle d'un défenseur central (Diakhaté, Müller et Onyewu). Histoire de boucler la boucle.
jvé :lui couper sa bite