VidéoTest
Si FIFA 09 a déjà entamé
sa saison en brillant sur la pelouse, PES 2009 est le second à
sortir du vestiaire. L'an passé à la même époque, on se souvient
que le match aller avait été remporté haut la main par la
simulation d'Electronic Arts. Bien mieux préparé, Konami se
présente cette fois-ci plus motivé que jamais avec un maximum
d'arguments. Cela suffira-t-il à contrer l'offensive du géant
Electronic Arts ? Réponse au travers de ce
VidéoTest.
Pointée du doigt durant des années pour son manque de classe,
l'interface de PES est sujette à bien des critiques. Cette année,
Konami a quand même compris en partie la leçon en tentant de
styliser l'ensemble de manière à rendre les menus moins dépouillés.
Le but étant surtout de gagner en clarté dans la plupart des
options, comme la navigation au sein du menu « Edit ». Proposant
l'opportunité de personnaliser des joueurs ainsi que des équipes,
le fameux mode « Edit » marque ici son grand retour sur consoles
nouvelle génération. Il était temps, diront certains. Toujours
est-il que ce dernier bénéficie d'un tas d'options, toutes sortes
de <>customisation, de la création d'un joueur en passant par
le coloriage d'un maillot ou encore la modélisation de votre tête
via caméra USB.
Nos amis les Allemands risquent bien d'y passer de longues nuits
blanches. Et pour cause, à l'instar de l'édition 2008, la Bundes
Liga est toujours cruellement absente. Même le Bayern de Munich n'a
pu être sauvé. Konami repêche néanmoins in extremis des grosses
cylindrées telles que Barcelone ou encore Manchester United. Et ce
n'est pas l'arrivée des clubs plus exotiques tels que le Zenith
Saint Petersbourg ou encore Cluj qui nous rendront le sourire.
Quoique, on peut déjà se satisfaire du fait que la Ligue 1 soit
disponible en totalité. On note aussi la présence de deux nouveaux
stades, Wembley et notre stade de France de Saint-Denis.
PES 2009 : VidéoTest de PES 2009
PES 2009 muscle son jeu
Dommage que Konami se soit arrêté au niveau du vestiaire en
laissant de côté l'ambiance visuelle et sonore des oppositions. Les
développeurs ont quand même tenté de faire des efforts sur
l'habillage en insérant par exemple des imitations des champs de
supporter, mais rien n'y fait. Répétitive et abrutissante,
l'ambiance sonore devient rapidement énervante, au point de couper
tout simplement le son. Sur ce point, PES 2009 ne soutient pas la
concurrence avec l'emballage puissant et immersif de FIFA 09. Pour
tenter de palier cela, Konami intronise pour la première fois la
Champions League. Clip d'introduction, habillage autour des stades,
tout y est, ou presque... En effet, tous les clubs de la
compétition n'étant pas présents, impossible de jouer dans les
véritables groupes de la compétition. Obligation donc de composer
soi-même ses poules avec n'importe quel club. De toute façon, on
n'imagine personne tenter la grande aventure avec Cean. Si Konami a
d'ores et déjà promis la mise en place d'un système permettant de
mettre à jour les effectifs, force est de constater que les
développeurs ont bien du mal à retranscrire de manière pertinente
les statistiques de tous les titulaires. Soyons honnêtes avec
Konami, ce problème est également présent - à moindre mesure - chez
son concurrent.
Conscients de toutes les critiques émises autour du gameplay bancal
de PES 2008, les développeurs japonais ont en partie corrigé les
lacunes inadmissibles de l'édition 2008. Déjà, le jeu est plus
posé, plus lent, conjugé avec une certaine inertie des joueurs. Sur
le papier, cela devrait donc privilégier la construction et
ralentir les actions. Mais inutile de se le cacher, PES 2009 est
toujours orienté vers l'offensive. Ce qui est cependant moins
problématique qu'auparavant étant donné que l'équilibre au niveau
de la vitesse est largement mieux dosé. Par contre, on retrouve les
éternels problèmes déjà observés il y a un an : les espaces sur le
terrain ainsi que la désertion des côtés. On se pose même la
question de savoir s'il s'agit d'une réelle volonté de la part des
développeurs ou plutôt d'un problème d'intelligence artificielle.
Car même contre l'ordinateur, le Team Vision, censé corriger les
errances de l'adversaire, ne s'applique pas dans un cas comme
celui-ci. Ce qui abouti souvent à des actions stéréotypées en
passant par les côtés à grands coups de passe en profondeur ! Le
problème est encore plus éloquent quand il s'agit d'une formation
en 4-3-3 avec des joueurs rapides sur les ailes. Prenons l'exemple
de Kaka, l'un des meilleurs joueurs du jeu, qui déborde
systématiquement au point qu'il est impossible ou presque de
l'arrêter. Ou est le réalisme quand ce genre d'action se répète une
quinzaine de fois dans un match ? Difficile à analyser de manière
objective, même si les vieux démons du passé semblent parfois
resurgir. En revanche, on constate quand même - enfin - que les
passes en retrait sont ici beaucoup moins efficaces, et ce, grâce à
une défense centrale plus incisive. C'est peut-être, ou non, la
raison pour laquelle les passes sont devenues tout un coup bien
moins précises, ce qui n'est forcément un mal concernant les
transversales et les passes lobées. Mis au banc des accusés dans
PES 2008, nos chers gardiens de but ont été améliorés. Plus
performants, ils relâchent moins le ballon en faveur des attaquants
adverses. Précisons aussi que le dribble est désormais un exercice
délicat (et aléatoire), le stick droit étant désormais utilisé pour
jauger ses passes. Un choix un peu superflu il faut le
reconnaître.
PES 2009 : Vidéo #12 - Mode Légende (PS3)
En route pour 2010 ?
Plus armée, cette édition 2009 propose aussi son lot de
nouveautés, intéressantes pour certaines, et plus anecdotiques pour
d'autres. A commencer par un tout nouveau mode manuel avancé qui
offre le contrôle total de son équipe. Concrètement, le joueur doit
obligatoirement appuyer sur la touche correspondante pour
sélectionner un joueur. Si à la réception du ballon le joueur
n'effectue pas cette action, il contrôle alors toujours le passeur.
Oui, c'est un poil complexe à cerner au premier abord. Toujours
est-il que le potentiel de ce système existe, à condition de savoir
l'exploiter, notamment sur les appels en profondeur, visibles à
l'écran en appuyant sur le bouton R2. Moins sectaire, le second
système alternatif se focalise principalement sur le mutlijoueurs.
Il autorise tous les participants à ne sélectionner qu'une partie
de l'équipe. Exemple : l'un prend la défense et l'autre gère
l'attaque. Après un bon moment de rodage, cela offre des
possibilités intéressantes sur le plan offensif et l'organisation
des contres.
Présenté avec fierté comme étant une avancée dans la série, le mode
« Vers une Légende » s'apparente bien évidemment au « Deviens Pro »
de FIFA 09. Il permet donc de gérer la carrière d'un seul joueur.
Sauf que contrairement à FIFA 09, ce mode est ici bien plus
difficile et clairement réservé aux grands passionnés de football.
Car si le joueur est rapidement transféré dans un club de première
division, il faut patienter un long moment avant de jouer un
véritable match. Autrement dit, on se contente au départ des matchs
d'entraînement interminables entre les équipes A et B d'un petit
club. Pas vraiment passionnant. D'autant plus que l'interface
encore une fois austère n'aide pas la progression. En acquérant des
points d'expérience au travers des entraînements, on se retrouve
enfin sur la feuille de match. Joie de courte durée puisque
l'entraîneur vous laisse régulièrement sur le banc. C'est seulement
après des heures et des heures que l'on peut enfin prétendre à une
place de titulaire. Histoire de pousser le vice au maximum, vos
coéquipiers attendront un certain temps avant de vous faire
confiance, et donc de répondre à vos appels de balle désespérés...
réaliste. Si les puristes apprécieront, les autres risquent d'être
bien vite déboussolés par le manque global d'indications.
Sur le plan technique, PES 2009 a bien évidemment évolué par
rapport à l'épisode précédent. Même si cela paraît logique,
précisons quand même que la version next-gen' est désormais
parfaitement fluide. Esthétiquement parlant, PES 2009 se trouve
encore un cran en dessous de FIFA 09. La faute encore et toujours à
un habillage démodé et au mauvais rendu de la pelouse. Et même si
les développeurs ont soigné l'animation de ce PES 2009, les courses
robotisées ainsi que l'absence de collision creusent encore plus le
fossé technologique entre les deux prétendants au titre.
Conclusion
Si PES 2009 corrige bien des défauts et remonte inexorablement
la pente en proposant un gameplay plus équilibré, il semble aussi
s'écarter davantage de FIFA 09 en termes de sensation. Une
différence marquée aussi par une plus grande accessibilité : un jeu
clairement porté vers l'offensif où l'on enchaîne rapidement les
belles actions. Soyons réalistes, PES n'est plus ce qu'il était à
la grande époque de la Playstation, pour le meilleur et pour le
pire. Même en s'offrant un contenu à la hausse, PES 2009 possède
encore plusieurs tours de retard sur son concurrent FIFA, notamment
au niveau des licences, de l'habillage, du moteur physique... Plus
clairement, si l'on met en frontal les arguments des deux
prétendants, FIFA en sort vainqueur. Mais PES 2009 reste quand même
évidemment un bon jeu de football et nous sommes pleinement
confiants pour l'édition 2010.
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PES 2009
Konami
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| Réalisation | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
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| Prise en main | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
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| Durée de vie | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
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Plus accessible que FIFA 09, notamment à plusieurs.
Un nouveau mode manuel intéressant
Une vitesse de jeu bien dosée
La modélisation des joueurs encore plus fine
Le mode Vers Une Légende qui plaira aux puristes
L'habillage toujours aussi peu convaincant
Le manque flagrant de licences
Toujours trop d'espace sur le terrain et particulièrement
sur les côtés !
L'imprécision des passes
Esthétiquement en dessous de FIFA 09
jvé :lui couper sa bite









