Accueil Date de création : 18/12/07 Dernière mise à jour : 05/11/09 18:48 / 438 articles publiés
 

Tests

JV.com:test de PES 2009 sur PS3  (Tests) posté le vendredi 10 octobre 2008 18:55

Tradition oblige, le foot est à la fête en ce début d'automne. Après avoir goûté au réalisme de FIFA 09, les joueurs vont pouvoir apprécier l'évolution opérée par la série PES via cette édition 2009. En proie à quelques difficultés inhabituelles depuis l'arrivée des consoles nouvelle génération, celle-ci tente de se relancer en sortant de sa musette de quoi le lui permettre.

Pro Evolution Soccer 2009

Rarement deux concurrents directs se seront autant complétés. FIFA, PES, PES, FIFA. Ces deux noms clinquants à l'origine de millions de productions écoulées chaque fin d'année se tirent la bourre encore une fois pour notre plus grand plaisir. A coup de licences, de nouveaux modes de jeu, d'idées lumineuses, l'un comme l'autre possèdent cette identité qui convainc systématiquement des tonnes de joueurs. Chacun a son public. Pourtant, un client inconditionnel de FIFA zieute toujours d'un oeil curieux du côté du voisin, histoire d'être persuadé de ne pas passer à côté d'une révolution susceptible de lui donner envie de changement. L'effet inverse est d'ailleurs également vrai. Et même quand l'un copie l'autre, lui-même inspiré de l'un, il offre des perspectives de jeu différentes, une mentalité nécessitant une approche parfois totalement contraire. FIFA séduit, passionne, impressionne. Au tour du jeu de Konami de montrer ce qu'il a dans le ventre et que l'expérience acquise au court des nombreuses années de domination sur le marché lui sert tout autant lorsqu'il faut sortir la tête de l'eau.

Test Pro Evolution Soccer 2009 Playstation 3 - Screenshot 137Les défenses sont vraiment mieux organisées cette année, le déséquilibre avec l'attaque est moins présent.

Alors quoi de neuf dans PES ? Si l'on commence par ce qui est visible d'entrée, notons que les menus ont connu un lifting underground qui touche surtout l'écran d'accueil, avant de s'estomper dans l'interface, toujours basée sur un modèle très japonais. Mais au-delà de ça, c'est bien un nouveau mode de jeu qui attire la rétine, à savoir la prestigieuse Ligue des Champions. La C1, voilà bien une compétition qu'on n'attendait pas dans PES au vu des difficultés éprouvées par Konami pour grappiller chaque saison quelques exclusivités à FIFA. Mais rapidement, de vieux fantômes ressurgissent. En effet, si l'on a bien droit au générique d'intro de la Champion's League avec cette musique officielle qui donne des frissons, tous les clubs participants à cette épreuve ne sont pas licenciés. On n'en compte malheureusement qu'une douzaine, ce qui fait vite redescendre l'intérêt de la compétition. Le problème est donc toujours le même et finalement à quoi bon proposer une C1 qui n'offre pas la possibilité d'évoluer avec les mêmes groupes que dans la réalité et dont le calendrier n'est même pas calqué sur le planning officiel ? En ce sens, les efforts de Konami sont vains puisque l'éditeur a, dans le même temps, perdu deux tiers des clubs de Liga, oublié malgré lui le Bundesliga et tout juste pu arracher les licences de Liverpool et de Manchester United. Ce n'est donc toujours pas ça niveau licences, malgré l'ajout du Stade de France et de celui de Wembley comme nouvelles enceintes.

Test Pro Evolution Soccer 2009 Playstation 3 - Screenshot 138Si le moteur est le même, les textures elles, ont été améliorées et font davantage "nouvelle génération".

Mais PES offre une autre nouveauté notable, le mode "Vers une Légende". Grossièrement, celui-ci reprend le principe du "Deviens Pro" du voisin FIFA, lui-même fortement inspiré de "Fantasista" de Winning Eleven 2007 qui pour l'occasion ressuscitait un concept inventé par Libero Grande. Ce que l'on retient de ce méli-mélo, c'est que Konami n'a fait que réagir au vice d'EA, pour ce qui est de l'Europe tout du moins. Quoi qu'il en soit, Vers une Légende propose quelque chose de différent, de plus hardcore et surtout de plus viable sur le long terme. Ici, il s'agit bien d'une véritable carrière que le joueur vit, de ses débuts à 17 ans jusqu'à ce qu'il se retire du monde du football, de longues années plus tard. Deviens Pro met plutôt l'accent sur l'équipe. Vers une Légende également mais en ne perdant jamais de vue qu'il s'agit avant tout de votre progression. Ainsi, le joueur passe par à peu près tous les états et si l'immersion n'a rien de comparable avec FIFA 09, techniquement sur une autre planète, les sensations sont bien là. D'ailleurs, Vers une Légende offre un challenge nettement plus relevé et progressif dans la mesure où le joueur a moins d'influence sur tout ce qui l'entoure.

Test Pro Evolution Soccer 2009 Playstation 3 - Screenshot 139Le mode Vers une Légende reprend le mode Fantasista de Winning Eleven 2007.

Explications. Tout d'abord, dans Vers une Légende, vous ne pouvez qu'incarner un avatar créé et, forcément, dont les attributs sont au plus bas, en bon débutant qu'il est. Notons d'ailleurs qu'il n'est pas prévu de pouvoir incarner un défenseur mais uniquement un milieu de terrain ou un attaquant. Ensuite, vous ne choisissez pas immédiatement dans quel club évoluer. Si l'on vous demande bien dans quel championnat vous souhaitez faire vos classes, il faut attendre les offres de clubs intéressés par vos services pour entamer votre progression. Rassurez-vous, elles arrivent immédiatement après le premier match joué qui est organisé pour que se rencontrent jeunes talents et recruteurs. Après avoir fait de votre mieux au contact de joueurs que vous ne connaissez pas, trois équipes viennent vous proposer un premier contrat. Dans notre partie, en Ligue 1, Caen, Nice et Sochaux étaient prêts à nous donner une chance. Mais cette chance va tarder à venir. Car, dans un premier temps, le joueur enchaîne les matches d'entraînement entre le onze titulaire et le onze remplaçant dont il fait logiquement partie. Ce n'est qu'après avoir glané des points d'expérience pendant ces rencontres qu'un beau jour, le petit jeune est lancé dans le grand bain... sur le banc de touche. Eh oui, les première foulées, ce n'est pas encore pour tout de suite. S'en suit alors une attente insupportable qui va faire de vous un simple spectateur assidu des premiers matches de vos coéquipiers.

Test Pro Evolution Soccer 2009 Playstation 3 - Screenshot 140En Vers une Légende, après un match d'essai, trois clubs vous proposent un premier contrat.

C'est alors que les premières limites de Vers une Légende surgissent. Bizarrement calibrée, la fréquence à laquelle on est invité dans un premier temps à jouer une vingtaine de minutes en fin de match n'est pas d'une logique implacable. Par exemple, si votre joueur a un profil offensif, vous ne serez pas forcément appelé à rentrer dans un match où votre équipe est pourtant menée. Inversement, il arrive fréquemment que l'entraîneur ne cherche pas à gérer un avantage en cours en vous lançant aux avant-postes. Peut-être un moyen de brouiller encore davantage la progression du joueur, déjà très délicate à plus d'un titre. Par exemple, sur le terrain, vos coéquipiers ont une fâcheuse tendance à vous oublier même si ce phénomène est moins présent que dans la version preview que nous testions en août dernier. De plus, et contrairement à Deviens Pro de FIFA, il est impossible de forcer les passes de vos camarades. Ainsi, malgré vos appels, ils peuvent opter pour une autre solution. Au final, tout ce que peut faire le joueur, c'est réclamer une aide au pressing pour récupérer le ballon plus rapidement. Mais cette possibilité doit être utilisée à bon escient et dans des circonstances bien précises tant elle a tendance à mettre la pagaille entre les lignes et à désorganiser complètement le marquage. C'est ce que l'on retient de ce mode-là qui propose en sus, tout une gestion de carrière, avec appels en équipe nationale, transferts au mercato et augmentation du salaire, assez proche du principe de la Ligue des Masters. Une Ligue des Masters au passage munie d'un système de transferts amélioré où les arrivées et départs de joueurs peuvent influer sur le moral du reste de l'effectif.

Test Pro Evolution Soccer 2009 Playstation 3 - Screenshot 141Avant de gagner votre place parmi les grands, il faudra transpirer à l'entraînement.

Mais PES, ce n'est évidemment pas que le mode Vers une Légende. C'est aussi un gameplay à mi-chemin entre arcade et simulation, qui pèche autant d'idées de PES 2008 que des moutures antérieures. En réalité, Konami a opéré une sorte de backup qui a cependant laissé quelques traces. Forcés de réagir suite aux remarques de joueurs coutumiers de la série et déçus du manque de réalisme du précédent volet, les développeurs ont tenté de porter le gameplay PS2 sur PS3 et Xbox 360. Non sans mal dans la mesure où demeure un rythme de jeu assez rapide, bien que ralenti si on le compare à PES 2008. Mais on retrouve une bonne partie des sensations de la série du temps où c'était une pure simulation. Ainsi, les actions nécessitent davantage de construction puisque le déséquilibre entre l'attaque et la défense a été en partie corrigé, à l'instar du piètre niveau des gardiens, largement rehaussé. D'ailleurs, si les parties sont toujours très ouvertes, l'efficacité des attaquants revue à la baisse fait que les scores fleuves ont laissé la place à des tableaux d'affichage plus décents. L'IA est de son côté plus adaptative que jamais. Déterminée à jouer en contre si elle considère votre niveau supérieur au sien, elle bétonne dès qu'elle prend l'avantage et à l'inverse, se rue à l'attaque dès qu'elle est menée à la marque. Les scores sont donc, la majeure partie du temps étriqués.

Test Pro Evolution Soccer 2009 Playstation 3 - Screenshot 142A mi-chemin entre arcade et simulation, PES 2009 est plus réaliste que son aîné, sans atteindre le niveau de FIFA 09.

Finalement, à travers ce retour en arrière partiellement opéré en termes de mentalité de jeu, les véritables nouveautés et possibilités offertes au joueur sont rarissimes. Tout juste peut-on noter davantage de possibilités dans les contrôles, moins stéréotypés et plus en adéquation avec la position du joueur ainsi que quelques gestes supplémentaires, réalisables à l'aide du stick analogique droit. La principale novation concerne cependant la sélection manuelle du joueur. Désormais, celle-ci incombe à 100% à l'utilisateur. Dans les précédents PES, cette sélection manuelle correspondait en réalité à une sélection semi-automatique, et ainsi de suite. Cette itération 2009 propose donc de passer le ballon et de continuer à contrôler le passeur pour le démarquer et appeler à nouveau la balle. Bien que très délicate à maîtriser, cette fonctionnalité décuple les possibilités, notamment devant le but, où l'IA alliée a tendance à converger systématiquement dans l'axe, ce qui crée des bouchons dans lesquels il est impossible de trouver un partenaire. Cela peut aussi permettre d'accélérer le jeu et de prendre des espaces que vos coéquipiers empruntent peu ou pas du tout. Parmi les petits détails, précisons également que les amateurs de gestes techniques peuvent maintenant profiter de double-contacts avec le mauvais pied du joueur contrôlé. Evidemment, il faut, qu'à la base, le joueur en question ait cette compétence. Au final, PES 2009 est une version 2008 partiellement améliorée mais dont le gameplay ne progresse pas suffisamment pour concurrencer FIFA en termes de sensations et de réalisme.


Les notes

  • Graphismes 14/20

    Le moteur du jeu a été affiné et les textures collent davantage à ce que l'on attend d'une console nouvelle génération. Quelques animations supplémentaires et une bien meilleure fluidité ne suffisent cependant pas à combler l'écart (le fossé ?) avec le voisin FIFA. Les visages des joueurs sont certes, très joliment modélisés dans l'ensemble mais demeure cette impression de diriger des protagonistes à la démarche robotisée, dans des stades dont la personnalité n'est clairement pas assez mise en avant.

  • Jouabilité 15/20

    En tentant d'effectuer un retour en arrière et de bannir ce gameplay arcade qui a tant déçu l'année dernière, Konami n'a que partiellement réussi son coup. Plus posé et plus équilibré, le jeu n'en reste pas moins un peu trop rapide et assisté. On note en revanche de gros progrès au niveau des gardiens, bien moins gaffeurs et des défenses, vraiment plus sereines. L'IA adaptative offre d'ailleurs une belle résistance. Dommage que ce gameplay-là ne soit pas plus profond et plus varié.

  • Durée de vie 15/20

    Le contenu est cette fois soigné avec le retour d'un mode Modifier ultra complet, des entraînements ainsi que l'ajout du mode Vers une Légende dont le dérivé en ligne propose une expérience multijoueur très appréciable. Cela dit, le online fait pâle figure à côté de celui de FIFA. Même constat en ce qui concerne les licences, trop peu nombreuses dans PES 2009 malgré la présence d'un semblant de Ligue des Champions. Enfin, on pourra pester contre les effectifs des clubs et sélections nationales, pas totalement actualisés.

  • Bande son 14/20

    Toujours enregistré via un ton de récitation, les commentaires de Christian Jeanpierre et Laurent Paganelli ressemblent comme deux gouttes d'eau aux précédents. L'ambiance dans les stades quant à elle, légèrement progressé et profite de la possibilité d'inclure ses propres chants de supporters par l'intermédiaire de MP3. Cependant, les réactions de la foule sont très tardives et les bruitages rappellent les bornes d'arcade ISS.

  • Scénario

    -

  • Note Générale 15/20

    Faire du neuf avec du vieux, voilà le crédo de ce Pro Evolution Soccer 2009. Et finalement, c'est ce que demandaient les fans de la série qui retrouvent un gameplay moins arcade, des actions plus construites et une IA nettement améliorée. S'il conserve un retard certain sur la concurrence et peine vraiment à innover, le jeu de Konami semble sur la bonne voix pour, espérons-le, une version 2010 du feu de Dieu.

 

Ma note:17:20

 

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PES 2009 par jeuxvideo.fr  (Tests) posté le mercredi 15 octobre 2008 19:54

VidéoTest

"Fiche

Si FIFA 09 a déjà entamé sa saison en brillant sur la pelouse, PES 2009 est le second à sortir du vestiaire. L'an passé à la même époque, on se souvient que le match aller avait été remporté haut la main par la simulation d'Electronic Arts. Bien mieux préparé, Konami se présente cette fois-ci plus motivé que jamais avec un maximum d'arguments. Cela suffira-t-il à contrer l'offensive du géant Electronic Arts ? Réponse au travers de ce VidéoTest.

Pointée du doigt durant des années pour son manque de classe, l'interface de PES est sujette à bien des critiques. Cette année, Konami a quand même compris en partie la leçon en tentant de styliser l'ensemble de manière à rendre les menus moins dépouillés. Le but étant surtout de gagner en clarté dans la plupart des options, comme la navigation au sein du menu « Edit ». Proposant l'opportunité de personnaliser des joueurs ainsi que des équipes, le fameux mode « Edit » marque ici son grand retour sur consoles nouvelle génération. Il était temps, diront certains. Toujours est-il que ce dernier bénéficie d'un tas d'options, toutes sortes de <>customisation, de la création d'un joueur en passant par le coloriage d'un maillot ou encore la modélisation de votre tête via caméra USB.

Nos amis les Allemands risquent bien d'y passer de longues nuits blanches. Et pour cause, à l'instar de l'édition 2008, la Bundes Liga est toujours cruellement absente. Même le Bayern de Munich n'a pu être sauvé. Konami repêche néanmoins in extremis des grosses cylindrées telles que Barcelone ou encore Manchester United. Et ce n'est pas l'arrivée des clubs plus exotiques tels que le Zenith Saint Petersbourg ou encore Cluj qui nous rendront le sourire. Quoique, on peut déjà se satisfaire du fait que la Ligue 1 soit disponible en totalité. On note aussi la présence de deux nouveaux stades, Wembley et notre stade de France de Saint-Denis.


PES 2009 : VidéoTest de PES 2009


PES 2009 muscle son jeu

Dommage que Konami se soit arrêté au niveau du vestiaire en laissant de côté l'ambiance visuelle et sonore des oppositions. Les développeurs ont quand même tenté de faire des efforts sur l'habillage en insérant par exemple des imitations des champs de supporter, mais rien n'y fait. Répétitive et abrutissante, l'ambiance sonore devient rapidement énervante, au point de couper tout simplement le son. Sur ce point, PES 2009 ne soutient pas la concurrence avec l'emballage puissant et immersif de FIFA 09. Pour tenter de palier cela, Konami intronise pour la première fois la Champions League. Clip d'introduction, habillage autour des stades, tout y est, ou presque... En effet, tous les clubs de la compétition n'étant pas présents, impossible de jouer dans les véritables groupes de la compétition. Obligation donc de composer soi-même ses poules avec n'importe quel club. De toute façon, on n'imagine personne tenter la grande aventure avec Cean. Si Konami a d'ores et déjà promis la mise en place d'un système permettant de mettre à jour les effectifs, force est de constater que les développeurs ont bien du mal à retranscrire de manière pertinente les statistiques de tous les titulaires. Soyons honnêtes avec Konami, ce problème est également présent - à moindre mesure - chez son concurrent.

Conscients de toutes les critiques émises autour du gameplay bancal de PES 2008, les développeurs japonais ont en partie corrigé les lacunes inadmissibles de l'édition 2008. Déjà, le jeu est plus posé, plus lent, conjugé avec une certaine inertie des joueurs. Sur le papier, cela devrait donc privilégier la construction et ralentir les actions. Mais inutile de se le cacher, PES 2009 est toujours orienté vers l'offensive. Ce qui est cependant moins problématique qu'auparavant étant donné que l'équilibre au niveau de la vitesse est largement mieux dosé. Par contre, on retrouve les éternels problèmes déjà observés il y a un an : les espaces sur le terrain ainsi que la désertion des côtés. On se pose même la question de savoir s'il s'agit d'une réelle volonté de la part des développeurs ou plutôt d'un problème d'intelligence artificielle. Car même contre l'ordinateur, le Team Vision, censé corriger les errances de l'adversaire, ne s'applique pas dans un cas comme celui-ci. Ce qui abouti souvent à des actions stéréotypées en passant par les côtés à grands coups de passe en profondeur ! Le problème est encore plus éloquent quand il s'agit d'une formation en 4-3-3 avec des joueurs rapides sur les ailes. Prenons l'exemple de Kaka, l'un des meilleurs joueurs du jeu, qui déborde systématiquement au point qu'il est impossible ou presque de l'arrêter. Ou est le réalisme quand ce genre d'action se répète une quinzaine de fois dans un match ? Difficile à analyser de manière objective, même si les vieux démons du passé semblent parfois resurgir. En revanche, on constate quand même - enfin - que les passes en retrait sont ici beaucoup moins efficaces, et ce, grâce à une défense centrale plus incisive. C'est peut-être, ou non, la raison pour laquelle les passes sont devenues tout un coup bien moins précises, ce qui n'est forcément un mal concernant les transversales et les passes lobées. Mis au banc des accusés dans PES 2008, nos chers gardiens de but ont été améliorés. Plus performants, ils relâchent moins le ballon en faveur des attaquants adverses. Précisons aussi que le dribble est désormais un exercice délicat (et aléatoire), le stick droit étant désormais utilisé pour jauger ses passes. Un choix un peu superflu il faut le reconnaître.


PES 2009 : Vidéo #12 - Mode Légende (PS3)


En route pour 2010 ?

Plus armée, cette édition 2009 propose aussi son lot de nouveautés, intéressantes pour certaines, et plus anecdotiques pour d'autres. A commencer par un tout nouveau mode manuel avancé qui offre le contrôle total de son équipe. Concrètement, le joueur doit obligatoirement appuyer sur la touche correspondante pour sélectionner un joueur. Si à la réception du ballon le joueur n'effectue pas cette action, il contrôle alors toujours le passeur. Oui, c'est un poil complexe à cerner au premier abord. Toujours est-il que le potentiel de ce système existe, à condition de savoir l'exploiter, notamment sur les appels en profondeur, visibles à l'écran en appuyant sur le bouton R2. Moins sectaire, le second système alternatif se focalise principalement sur le mutlijoueurs. Il autorise tous les participants à ne sélectionner qu'une partie de l'équipe. Exemple : l'un prend la défense et l'autre gère l'attaque. Après un bon moment de rodage, cela offre des possibilités intéressantes sur le plan offensif et l'organisation des contres.

Présenté avec fierté comme étant une avancée dans la série, le mode « Vers une Légende » s'apparente bien évidemment au « Deviens Pro » de FIFA 09. Il permet donc de gérer la carrière d'un seul joueur. Sauf que contrairement à FIFA 09, ce mode est ici bien plus difficile et clairement réservé aux grands passionnés de football. Car si le joueur est rapidement transféré dans un club de première division, il faut patienter un long moment avant de jouer un véritable match. Autrement dit, on se contente au départ des matchs d'entraînement interminables entre les équipes A et B d'un petit club. Pas vraiment passionnant. D'autant plus que l'interface encore une fois austère n'aide pas la progression. En acquérant des points d'expérience au travers des entraînements, on se retrouve enfin sur la feuille de match. Joie de courte durée puisque l'entraîneur vous laisse régulièrement sur le banc. C'est seulement après des heures et des heures que l'on peut enfin prétendre à une place de titulaire. Histoire de pousser le vice au maximum, vos coéquipiers attendront un certain temps avant de vous faire confiance, et donc de répondre à vos appels de balle désespérés... réaliste. Si les puristes apprécieront, les autres risquent d'être bien vite déboussolés par le manque global d'indications.

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Sur le plan technique, PES 2009 a bien évidemment évolué par rapport à l'épisode précédent. Même si cela paraît logique, précisons quand même que la version next-gen' est désormais parfaitement fluide. Esthétiquement parlant, PES 2009 se trouve encore un cran en dessous de FIFA 09. La faute encore et toujours à un habillage démodé et au mauvais rendu de la pelouse. Et même si les développeurs ont soigné l'animation de ce PES 2009, les courses robotisées ainsi que l'absence de collision creusent encore plus le fossé technologique entre les deux prétendants au titre.

Conclusion

Si PES 2009 corrige bien des défauts et remonte inexorablement la pente en proposant un gameplay plus équilibré, il semble aussi s'écarter davantage de FIFA 09 en termes de sensation. Une différence marquée aussi par une plus grande accessibilité : un jeu clairement porté vers l'offensif où l'on enchaîne rapidement les belles actions. Soyons réalistes, PES n'est plus ce qu'il était à la grande époque de la Playstation, pour le meilleur et pour le pire. Même en s'offrant un contenu à la hausse, PES 2009 possède encore plusieurs tours de retard sur son concurrent FIFA, notamment au niveau des licences, de l'habillage, du moteur physique... Plus clairement, si l'on met en frontal les arguments des deux prétendants, FIFA en sort vainqueur. Mais PES 2009 reste quand même évidemment un bon jeu de football et nous sommes pleinement confiants pour l'édition 2010.

PES 2009
Konami
4
Réalisation "3/5""3/5""3/5""3/5""3/5"
Prise en main "3.5/5""3.5/5""3.5/5""3.5/5""3.5/5"
Durée de vie "3/5""3/5""3/5""3/5""3/5"
 
Les Plus
* Plus accessible que FIFA 09, notamment à plusieurs.
* Un nouveau mode manuel intéressant
* Une vitesse de jeu bien dosée
* La modélisation des joueurs encore plus fine
* Le mode Vers Une Légende qui plaira aux puristes
Les moins
* L'habillage toujours aussi peu convaincant
* Le manque flagrant de licences
* Toujours trop d'espace sur le terrain et particulièrement sur les côtés !
* L'imprécision des passes
* Esthétiquement en dessous de FIFA 09



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Saints Row 2 sur PS3  (Tests) posté le samedi 18 octobre 2008 15:34

Les Saints sont de retour. Dix-huit mois après avoir réussi le pari Saints Row, le duo THQ-Volition ressuscite une ville entière via le second round d'une guerre des gangs d'une rare sauvagerie. Règlements de compte, exécutions de sang-froid et fusillades interminables vont se succéder. Attention, violence gratuite.

Saints Row 2

Pour la seconde fois, Stilwater vous souhaite la bienvenue. La ville fictive imaginée par les développeurs de Saints Row est le théâtre d'un conflit d'intérêts entre bandes organisées, cinq ans après les événements du premier épisode. Parmi celles-ci, les Saints auquel le joueur ayant parcouru l'opus précédent est forcément attaché. Il s'agit du gang qu'il va être amené à reconstruire pour atteindre un objectif évident, celui de contrôler les différents quartiers de Stilwater. La même mission qui l'avait amené à s'imposer au sein de cette troupe, depuis dissoute malgré elle. Qu'on se le dise, Saints Row 2 est bien un GTA-Like. Le fond, la forme, la progression, tout rappelle la référence qu'est GTA. Mais le public visé n'est pas forcément identique. Saints Row 2 s'adresse davantage aux amateurs d'action pure et dure, sans aucune finesse ni infiltration. En gros, aux frustrés d'un GTA qui pourraient le juger trop sérieux, trop réaliste. Ici, les injustices et les écarts de conduite ne sont guère punis. Certaines missions incitent même à tuer des innocents dans l'unique but d'asseoir une réputation de crapule et de forcer le respect de ses ennemis.

Test Saints Row 2 Playstation 3 - Screenshot 92Dans Saints Row 2, le héros est une femme... ou un homme... ou une femme. C'est vous qui décidez.

Qui pour faire face au charisme de Niko Bellic (GTA IV) ? En réalité, qui vous voulez. C'est l'une des caractéristiques principales de Saints Row 2. Vous êtes le héros, vous faites le héros. Il ne s'agit pas là d'une création d'avatar classique et réglée le temps de choisir parmi quelques attributs caricaturaux mais bien d'un éditeur d'une rare puissance. Pour peu que vous soyez observateur et doué de vos petites mimines, nul doute qu'il vous sera possible de modéliser qui bon vous semble en tant que personnage principal. Homme, femme, transsexuel, vous avez le loisir de donner n'importe quelle personnalité à votre avatar. Si vous connaissez la taille des côtés de votre lèvre inférieure ou la largeur de votre arête nasale, sachez qu'il vous est possible de les modeler à l'exactitude. La création ne se borne d'ailleurs pas qu'au physique puisque l'on vous demandera d'associer une voix, une démarche et des mimiques à votre modèle. Et pour peu que vous jugiez cette étape superflue, rien ne vous empêche de matraquer la touche aléatoire pour laisser l'éditeur choisir à votre place. Ce qui, convenons-en, serait une erreur puisque l'on s'attache très vite à ce personnage que l'on retrouve partout et tout le temps, parfaitement inclus dans chaque cut-scene du jeu. Et si comme des millions de brésiliennes, vous ne pouvez pas supporter cette apparence durant les 40 heures de jeu, rien ne vous empêche d'utiliser les services d'un chirurgien esthétique pour vous refaire le portrait.

Test Saints Row 2 Playstation 3 - Screenshot 93Les effets d'explosion sont assez sommaires et à des lieux d'un GTA IV.

Le système de progression du premier volet a été reconduit dans Saints Row 2. Elle est donc très classique, peut-être un peu trop. Vous débarquez dans Stilwater et devez capturer chacun des 45 quartiers de la ville, les uns après les autres. Pour ce faire, deux solutions : la mission ou le bastion. La différence est subtile puisqu'au final, le résultat est identique, vous éliminez toute une squad ennemie dans un carnage sans nom. Finalement, on peut associer le bastion à une opération commando visant à conquérir un quartier sans répondre à une agression quelconque. La mission elle, est en générale plus variée et plus étudiée, dans laquelle on cherche des poux aux chefs de gangs en éliminant leurs lieutenants ou leurs proches, le tout ponctué de cinématiques souvent très musclées. C'est d'ailleurs l'une des dissemblances avec GTA. Les cut-scenes sont moins concentrées sur les dialogues que le voisin de chez Rockstar. Disons simplement que celles-ci cachent autant d'échanges physiques que verbaux. C'est ce qui évite à ces passages d'être pompeux et répétitifs. Ils le sont d'autant moins que le héros de Saints Row 2 n'a pas la passivité de celui de GTA dans le démarchage de missions en tous genres. Son statut de chef de gang l'oblige à prendre des décisions, à passer à l'offensive avant l'ennemi ou même à aller à l'encontre des avis de ses seconds. Si les Saints comme les quatre autres gangs (les Fils de Samedi, les Brotherhoods, les Ronins et Ultor & Cie) forment une communauté très unie, il n'est pas rare de voir apparaître quelques opinions convergentes en fonction des missions.

Test Saints Row 2 Playstation 3 - Screenshot 94Les gunfights sont toujours très sanglants. Il suffit en général de foncer dans le tas.

Mais avant de partir en mission et de redorer l'image des Saints, le joueur doit avant tout prouver qu'il en a. Histoire de faire grimper sa jauge de respect, condition sine qua non pour débloquer de nouvelles missions, il lui faut réussir une activité parmi tout un tas dans les quatre coins de la ville. La plupart d'entre elles sont celles que l'on trouvait dans Saints Row. Si l'on pourrait croire de prime abord qu'obliger le joueur à faire le zouave entre deux missions était de mauvais goût, on se rend vite compte que ce parti pris des développeurs n'a finalement que du bon. Il incite à visiter le moindre recoin de Stilwater, permet de renflouer ses caisses et surtout d'éviter une certaine linéarité. Ces mini-missions annexes composées de six niveaux de difficulté sont très variées. On en compte 16 dont 7 exclusives à Saints Row 2. Certaines de ces activités sont d'un charme et d'une finesse très prononcés. Par exemple, dans "Vidange-Man", le joueur conduit un camion remplit de matière fécale et asperge des bâtiments privés ou publics afin qu'ils soient dévalués. Dans un autre style, "Traînée Ardente" est une mission qui consiste à conduire un quad enflammé, vêtu d'une combinaison ignifugée et à incendier un maximum de véhicules et de civils. Plus immoral encore, dans "Gros Bras", le joueur se transforme en garde du corps et doit repousser les groupies dont la folie est susceptible de gêner la star protégée. Jusque-là, rien de choquant. Ce qui l'est davantage, c'est que la prime augmente en fonction du traitement infligé au trublion. L'envoyer contre un métro lancé à toute vitesse, contre les lames aiguisées d'un broyeur ou sous la pelle prête à tomber d'un tracto gonflera plus rapidement votre cagnotte...

Test Saints Row 2 Playstation 3 - Screenshot 95La conduite est très assistée et un minimum handicapante.

Que dire de "Fuzz" où, paré comme un policier, le héros simule, pour un show télé, des interventions contre des petits délinquants. Le problème est que tout est permis, ce qui donne lieu à des punitions complètement disproportionnées par rapport aux délits commis. Vous serez par exemple récompensé après avoir tabassé à mort un passant qui jette une canette de soda dans la rue où si vous roulez sur un vieil homme complètement ivre. Le souci est que l'on prend un pied monstre à abuser du pouvoir que procurent une tenue de flics, quelques sirènes et une vulgaire matraque. On en vient même à soigner sa prestation pour contenter le caméraman qui nous accompagne pendant la mission. Le second degré est alors largement utilisé, notamment quand il est question d'appréhender des passants obscènes, se baladant complètement nus en plein Stilwater. Vraiment trippant. Les autres activités originales laissent un peu moins de place au grand n'importe quoi puisque "Club de Combat" est une arène qui accueillent des fights à mort et "Assaut-Helico" propose des missions d'attaques aériennes. L'occasion pour nous de vous confirmer que oui, voyager par les airs est possible dans Saints Row 2, que ce soit par avion, hélicoptère ou en parachute. A ce sujet, un bon paquet de véhicules vous attendent. Voitures, 4x4, camions, quads, deux roues, skates, bateaux... L'armada motorisée nécessaires à des déplacements aux longueurs variables mais jamais interminables, la taille moyenne de Stilwater aidant.

Test Saints Row 2 Playstation 3 - Screenshot 96Les hélicoptères font partie des très nombreux véhicules que l'on peut conduire dans Saints Row 2.

Si l'on considère que GTA IV est une simulation, Saints Row 2 est alors complètement arcade. Que ce soit dans les déplacements du héros, dans la conduite des véhicules ou dans le réalisme des gunfights, tout a été fait pour rendre le titre accessible à une majorité de joueurs. Les premiers contacts avec la bête furent d'ailleurs délicats lorsque l'on sort d'une soixantaine d'heures d'une grande immersion dans GTA IV. Grossièrement animé, extrêmement rapide dans ses déplacements, le personnage contrôlé n'a rien de comparable avec Niko Bellic. Un temps d'adaptation est vraiment nécessaire avant de faire corps avec cette jouabilité relativement assistée et que l'on adopte petit à petit pour finalement l'apprécier après 20 heures de jeu. Un constat porté à la conduite, très aidée. Outre la modélisation des dégâts très sommaire, on note qu'il en faut beaucoup pour arrêter un véhicule lancé dans une course-poursuite et que quel que soit son gabarit, sa résistance est assez impressionnante. Freiner et tourner au dernier moment ne pose aucun problème, pas plus que démarrer en trombe ou résister aux attaques virulentes portées à l'arrière ou sur les côtés du véhicule. Durant les gunfights, le sentiment est à peu près le même. Le héros est vraiment très robuste et profite de la régénération automatique de sa jauge de vie pour n'être que rarement mis en difficulté. Mais un autre mécanisme aurait sans doute était incompatible avec l'impossibilité de se couvrir réellement. Il est certes possible de s'abriter derrière une carcasse de voiture en s'accroupissant ou derrière un mur, le temps de voir sa vie ré-augmenter mais aucune action ne prévoit de se mettre concrètement à couvert.

Test Saints Row 2 Playstation 3 - Screenshot 97Comme GTA, Saints Row 2 est un condensé de violence, de drogue et de sexe.

Mais Saints Row 2, c'est aussi une véritable liberté qui permet de personnaliser son gang et d'avoir son propre style, inimitable. Au fil de l'aventure, le joueur peut investir dans deux types d'immobilier. Les habitations qui permettent de stocker des véhicules et de réunir de la main-d'oeuvre et les différents commerces de Stilwater. Ces derniers sont petit à petit disponibles à l'achat, part par part, et se révèlent être des investissements qui rapportent quotidiennement beaucoup d'argent. Chaque jour, une part du chiffre d'affaire de ces magasins est versée au joueur. De quoi pouvoir ensuite le dépenser de multiples manières, en achetant des armes (armes blanches, de combat rapproché, pistolets, mitrailleuses, fusils, projectiles, armes lourdes, etc.) ou en s'offrant quelques petits plaisirs comme un tatouage, un piercing, de nouvelles fringues, de la nourriture... Il est même possible d'aller chez le disquaire pour débloquer de nouveaux morceaux dans les différentes radios qui font la bande-son du jeu. Les amateurs de déco peuvent également faire de leurs planques crades et minables des lieux luxueux et suréquipés en achetant par exemple un bon gros écran plat pour faire de son salon un mini-cinéma. Terminons en précisant que Saints Row 2 est doté d'un multijoueur en ligne ou en liaison multiconsole permettant de jouer en coopération ou d'affronter 11 autres humains. C'est en ce sens un moyen de prolonger le plaisir à plusieurs, une fois l'aventure principale bouclée.


Les notes

  • Graphismes 14/20

    Saints Row 2 n'est techniquement guère supérieur à son aîné. Souvent terne, il avance des textures assez plates et des effets vraiment sommaires. L'animation n'est pas beaucoup mieux lotie. Pourtant, la ville offre une certaine variété esthétique en fonction des différents quartiers et a le mérite de proposer la possibilité d'entrer dans de très nombreux bâtiments, qu'ils s'agisse de QG ou de commerces. Le fait de pouvoir personnaliser son personnage et son gang à souhait (style vestimentaire ou des véhicules) est également un plus non négligeable.

  • Jouabilité 15/20

    S'il n'a pas la profondeur d'un GTA et se dote de mécanismes très basiques, Saints Row 2 n'en est pas moins parfaitement jouable. La caméra met trop de temps à se recentrer, la conduite n'offre pas beaucoup de sensations... certes. Mais parallèlement, ce type de gameplay colle plutôt bien à l'ambiance assez délirante de certaines phases de jeu et au fait que le public visé est sensiblement différent de celui d'un GTA. La possibilité de se servir de n'importe qui comme bouclier humain ou de balancer des objets massifs au visage de nos ennemis est franchement jouissif.

  • Durée de vie 16/20

    L'aventure solo se boucle approximativement en quarante heures, tout compris. C'est environ 30% de moins qu'un GTA. Le point fort de Saints Row 2 est d'être non linéaire entre les missions, les bastions et les défenses de territoire conquis. De plus, le jeu en ligne et en liaison multiconsole apporte son lot de joyeuses parties avec un mode coopération jouable à 2 et la possibilité d'affronter 11 joueurs au total.

  • Bande son 15/20

    Comme GTA, Saints Row a pour lui un très bon doublage anglais et une liste de morceaux assez impressionnante, tant par la quantité que la qualité et d'une grande variété. Demeure une ville assez peu animée et dont on aurait espéré un cycle jour/nuit mieux exploité.

  • Scénario 13/20

    L'histoire est assez linéaire mais les cinématiques sont suffisamment bien exploitées pour apporter ce qu'il faut d'événements imprévisibles et parfois même émouvants. On se prend rapidement d'admiration pour ce Saints qui part de rien pour ressusciter toute une communauté. Mais le second degré de certaines situations nous rappelle que Saints Row 2 ne se prend vraiment pas au sérieux.

  • Note Générale 15/20

    Saints Row 2 fait partie de ces titres qui montent en puissance au fil des heures de jeu. Si les premiers contacts sont assez déroutants, tant par la stagnation technique que par la simplicité du gameplay, la suite procure de biens meilleures sensations au point qu'on a du mal à lâcher la manette. Son mérite est de conserver un style détendu qui conviendra aux joueurs en quête d'une aventure sans prise de tête.

Ma note: 17/20

 

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Prototype sur PS3  (Tests) posté le jeudi 11 juin 2009 19:01

Si le nom de Radical Entertainment vous dit quelque chose, vous devez forcément connaître The Hulk : Ultimate Destruction. En effet, en 2005, les Canadiens nous avaient gratifiés d'un bon jeu d'action, fortement jouissif mais doté de plusieurs défauts. En 2009, Radical revient sur le devant de la scène avec leur très attendu Prototype qui se veut un copier-coller à peine masqué de leur précédent bébé. Le hic, c'est que si on y trouve les mêmes qualités, quelques-uns des défauts répondent également présents. Est-ce suffisant pour bouder ce monument du gore se déroulant dans la ville de Spidey et de Woody Allen ? La réponse ci-dessous.

Prototype

Bien que Prototype évoque Spider-Man, qu'on ne s'y trompe pas, Alex Mercer, le héros principal de l'intrigue, tient beaucoup plus de Venom et Hulk. Ainsi, si le fait de taquiner les gratte-ciel de la Big Apple, d'effleurer les nuages et d'enchaîner les pirouettes sur le flanc d'un immeuble nous renvoie dans la face la création de Stan Lee, Prototype n'est rien de moins qu'un luxueux copier/coller d'un des précédents jeux de Radical dédié au géant vert de la Marvel. Cependant, il convient de mettre les choses au point : si Prototype reprend la formule de Ultimate Destruction, il se veut bien plus jouissif et ambitieux. De fait, vous pouvez oublier le décevant The Incredible Hulk de Edge Reality car outre des problèmes lestant le confort de jeu, Prototype représente actuellement le produit se rapprochant le plus d'un véritable comics de pixels.

Test Prototype Playstation 3 - Screenshot 124Une fois assimilé un commandant, vous pourrez même faire pleuvoir le feu céleste.

La première chose qui fait de Prototype un titre hautement recommandable provient de son scénario. Non pas qu'il soit original, ce n'est d'ailleurs pas le cas, mais on appréciera que les scénaristes aient pris le temps d'élaborer une intrigue plus évoluée que celle servant de canevas à la plupart des jeux d'action du moment. Ainsi, sans trop vous en révéler, il y est question de la dégénérescence de Manhattan affectant aussi bien les bâtiments que les personnes. L'armée brandit très rapidement son étendard et va devoir mettre en quarantaine plusieurs secteurs de la ville, ne sachant pas encore s'il s'agit d'une contamination chimique ou d'une attaque biologique. Tout ceci marque le début de l'histoire commençant sur les chapeaux de roue via une gigantesque scène d'action. Alex, entouré d'une myriade de soldats, éviscère, écrase, charcle à tout-va en usant de terrifiants pouvoirs polymorphes. Là-dessus, fondu au noir, retour arrière, 18 jours avant le point culminant de l'infection. On retrouve alors notre héros, dans une morgue, se réveillant tel Lazare. Le décor est planté, le jeu peut véritablement commencer. Tout en évoquant I am Legend, 28 semaines plus tard ou une partie de la filmo de Romero, Prototype chipe notamment à Hulk l'idée du héros considéré comme un monstre, un paria, inlassablement pourchassé par les militaires ici représentés par l'unité BlackWatch. Un certain général Randall y remplace même au pied levé le colonel Ross. Mais au-delà de tous ces clichés, on retiendra aussi le fait qu'il soit possible d'assimiler plus de 130 personnes (passants, militaires, etc.) afin d'en apprendre un peu plus sur son passé, l'évolution de la contamination. Sans être transcendant, le synopsis s'avère donc solide pour ce type de jeu.

Test Prototype Playstation 3 - Screenshot 125La plupart des pouvoirs d'Alex sont impressionnants et létaux.

L'ossature de Prototype se veut plus ou moins identique à celle de plusieurs GTA-like. Ainsi, on retrouve une ville ouverte, New York donc, découpée en plusieurs zones. Ceci est d'ailleurs synonyme de multiples quêtes annexes et d'évolution de personnage comme nous allons tout de suite le voir. De fait, vous apprendrez vite que la ville se divise en zones bleues et rouges, les premières étant contrôlées par l'armée, les secondes étant sujettes à une contamination galopante. Bien que ceci soit facultatif, vous pourrez alors détruire des bases militaires ou des nids afin de repousser l'infection et ainsi obtenir des points d'évolution indispensables à l'acquisition de nouvelles techniques. Pour rester dans l'amélioration de vos capacités, sachez qu'il existe d'autres moyens de récolter des PE, ne serait-ce qu'en échappant à une unité aérienne, en ramassant une des 200 sphères disséminées dans la ville, etc. Bien sûr, en plus d'avoir une réelle incidence sur vos attributs, tout cela rallonge la durée de vie s'étalant sur une quinzaine d'heures si vous filez en ligne droite. Toutefois, plusieurs missions annexes viendront elles aussi gonfler la longévité du jeu. On citera pêle-mêle des courses chronométrées ou des phases d'infiltration. Mais avant de privilégier la furtivité, il vous faudra assimiler la bonne personne afin de prendre son apparence. C'est là que Prototype devient purement génial, les capacités d'Alex suffisant à elles seules à nous faire passer un long moment dans le mode Exploration rien que pour le plaisir de la découverte.

Test Prototype Playstation 3 - Screenshot 126Avec un bon capital de points d'évolution, vous aurez moyen de vous faire plaisir.

Comme je le disais plus haut, notre héros pourra user de pouvoirs polymorphes. Vous devrez alors simplement vous approcher d'un passant et en deux boutons trois mouvements, Alex lui écrabouillera la caboche sur le bitume ou lui défoncera le plexus avant de prendre son apparence. Ensuite, par le biais de la croix de direction, il ne restera plus qu'à changer d'apparence en fonction des situations. Ceci vous sera fort utile par exemple lorsque vous devrez échapper aux militaires. En effet, ces courses-poursuites étant très souvent synonymes de un contre 100, mieux vaudra courir vite, trouver une cachette puis changer d'apparence en attendant que le calme revienne. L'idée, liée à une jauge d'alerte pour chacune de vos deux apparences, s'avère intéressante puisque mettant en exergue un de vos pouvoirs les plus sympathiques. Mais le plus beau dans l'histoire vient de vos autres habiletés qui se révèlent plus jubilatoires les unes que les autres. Entre celles permettant de courir continuellement sur les immeubles, de bondir tel un cabri, d'envoyer valdinguer un tank ou de trancher en deux un ennemi, autant dire que la sensation de puissance est presque palpable. Le tout étant facilement accessible par le biais de deux menus d'action rapide, on aura donc tôt fait de trouver ses marques, les pouvoirs se divisant grosso-modo en deux grandes catégories : offensive et défensive.

Test Prototype Playstation 3 - Screenshot 127Le sombre destin de l'humanité se préfigure dans l'ambiance crépusculaire de New York.

Mais alors, Prototype serait-il l'Alpha et l'Omega du jeu de super-héros ? Malheureusement non car si dans son ensemble, ce produit est jubilatoire, les erreurs du passé ont à nouveau rattrapé Radical. Par conséquent, on retiendra surtout une difficulté mal dosée, les missions courtes et trop faciles succédant parfois à des objectifs à même de vous provoquer un anévrisme et ce même en Facile. Ceci ne vient d'ailleurs pas d'un quelconque soucis de gameplay mais plutôt du n'importe quoi ambiant synonyme d'explosions, de tirs de missiles, de centaines de débris obstruant la vue ou bien encore d'hélicoptères, de chars et de drones virevoltant autour de nous. Dans ces cas-là, deux solutions : projeter une voiture après avoir locké ce qui s'acharne le plus sur nous ou s'emparer d'un desdits véhicules et faire le ménage. Vous pourrez aussi vous armer d'une mitraillette ou d'un lance-roquettes traînant par terre mais à ce niveau, autant miser sur nos griffes géantes, nos poings organiques ou nos coups de pieds sautés. Dans tous les cas, et si on excepte surtout les missions découpées en seulement trois ou quatre types, Prototype reste un pur concentré d'action ultra jouissive. Pas vraiment joli, pas vraiment original mais foutrement stimulant.


Les notes

  • Graphismes 14/20

    En comparaison d'autres GTA-like proposant une ville ouverte, Prototype s'en sort moyennement. On retrouve toutefois la patte Radical Entertaiment avec des myriades d'effets lors des scènes d'action. En revanche, la modélisation de New York ou des personnages est loin de flatter la rétine.

  • Jouabilité 15/20

    La jouabilité en elle-même est simple d'accès, bien pensée et permet des actions toutes plus jouissives les unes que les autres. Les menus d'action rapide, couplés à la croix de direction, sont bien pensés et il est aisé de passer d'un pouvoir à l'autre. En revanche, le grand fatras résultant des scènes d'action pourra vite saouler d'autant que cette cacophonie visuelle est souvent synonyme de montée en flèche de la difficulté.

  • Durée de vie 15/20

    Bien que la trentaine de missions composant l'aventure puissent se boucler en une quinzaine d'heures, les nombreuses quêtes annexes (courses, infiltration, destruction de nids) rallongent la durée de vie. Pour celles et ceux aimant le challenge, retenez bien que la difficulté très fluctuante pourra souvent vous poser problème, principalement en Normal et Difficile.

  • Bande son 15/20

    Le doublage américain apporte une certaine consistance aux personnages pendant que les excellentes compositions symphoniques dynamisent les scènes d'action déjà furieuses à l'origine.

  • Scénario 14/20

    Tout en accumulant les clichés et en bouffant à nombre de râteliers (I am Legend, 28 jours plus tard Hulk, Spider-Man), le scénario de Prototype acquiert paradoxalement une vraie cohérence en profitant d'une atmosphère réussie.

  • Note Générale 15/20

    Poussant jusqu'à son paroxysme le concept du super-héros, invincible, vindicatif et amnésique, Radical Entertainment signe un jeu d'action diablement réjouissant. Si on pourra lui reprocher une difficulté parfois mal dosée, une redondance précoce et un visuel disgracieux, Prototype assure lorsqu'il s'agit d'offrir aux joueurs des sensations fortes. Sans pour autant transformer l'essai, les développeurs auront néanmoins réussi à offrir une première aventure virevoltante à leur vigilante rageur n'ayant rien à envier à Hulk, Spider-Man ou Venom.

Ma note : 17/20

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VidZone : Quand la musique envahit la PS3  (Tests) posté le samedi 13 juin 2009 15:01

Ca y est, le fameux service de VOD diffusant des clips musicaux en streaming est enfin disponible depuis hier sur la Playstation 3. Intitulé VidZone, ce dernier est déjà passé le jour de son lancement en 1.01 pour contrer la trop forte demande qui a fait saturer les serveurs. Mais que propose donc ce service? Est-il facile d'accès? Répond-t-il à toutes les attentes? Nous répondrons à toutes ces questions dans un bref tour d'horizon de l'univers de VidZone avec ce guide exclusif :

Présentation

Pour ceux qui ne l'ont encore pas installé, VidZone est disponible en téléchargement gratuit sur le PS Store. Le fichier pèse en tout 34Mo et ne devrait donc pas encombrer l'espace disponible sur votre disque dur. Une fois téléchargé puis installé, vous pourrez lancer VidZone depuis le partie Musique du XMB de la console.

Le temps que le service se mette à jour,vous voilà enfin sur la page d'accueil de VidZone. Sans surprise, on découvre un design dans l'esprit graphique du Playstation Network, à la fois classe, coloré et moderne. Plus étonnant, la présence de publicités en forme d'encadré sur toutes les pages, mais aussi des liens directs vers le Playstation Store pour télécharger inFamous par exemple. L'interactivité semble donc être de mise sur VidZone, et ce n'est pas pour nous déplaire!


Navigation, Contenu et possibilités

Dès la page d'accueil, on remarque d'emblée que le contenu est de la partie avec un gros bandeau déroulant ou l'on peut voir différentes sélections. Hit Parade, Années 80, concerts en live, Clips Sexy, mais aussi un premier best of du rappeur Eminem ou les Legendes du Rock, il y en a pour tous les goûts.

Avec 12 genres déjà représentés qui vont du Rock au Hip-Hop, en passant par le Jazz, le Rnb ou le reggae, la base de données de VidZone comporte pas moins de 10 000 clips vidéos, soit l'équivalent 3 semaines de contenu. En outre, le service bénéficie d'un riche partenariat avec la plupart des major mais aussi une centaine de labels indépendants. Ce qui donne une pléiade d'artistes tels qu'Eminem, Pussycat Dolls, Britney Spears, Ne-yo, Fatboy Slim, Pink, Akon et bien d'autres. D'ailleurs, la France n'est pas en reste avec un nombre de titres importants et représentant tous les genres. Bien sur, ceci n'est qu'un début et d'autres musiques viendront régulièrement gonfler ce service de VOD. Avis aux fans de House et de Techno, vous en aurez aussi pour votre grade.

La navigation à travers les différents menus est quand à elle très intuitive et très dirigée, de sorte qu'on apprivoise rapidement les différentes possibilités de VidZone. Ainsi, le service propose en tout 7 menus :


Au programme :
Ce premier menu vous oriente déjà avec diverses sélections comme le Hit Parade de 10 chansons et les Nouveautés qui sont directement répertoriées. Vous pouvez également revenir à la page d'accueil depuis ce menu.



Rechercher :
Surement le menu le plus intéressant de VidZone où vous pourrez trouver un clip en particulier si il est présent dans la bibliothèque de 10 000 vidéos. Au choix, votre recherche peut se faire selon le genre, l'artiste ou la vidéo avec à chaque fois un classement par ordre alphabétique très intuitif. De quoi dénicher vos titres préférés et les surprises ne sont pas rares, même si cette première base n'est bien sur pas encore une bible. Petit bémol, on peut regretter l'absence d'une barre de recherche qui faciliterait beaucoup la recherche, espérons en voir une dans les prochains jours.



Mes sélections :
Comme son nom l'indique, ce menu vous propose de créer vos propres playlists, à l'instar du XMB. Ainsi, vous pourrez écrire le nom de votre sélection, puis une fois sauvegardée, aller choisir les chansons que vous souhaitez afin de les intégrer. Pour ceci, rien de plus simple : Une fois le titre sélectionné, vous pouvez soit le lire avec la touche Carré, soit faire apparaitre différents options avec la touche Triangle. A partir de là, plusieurs options sont disponibles, dont Ajouter à la sélection. Bien sur, vous pourrez à votre guise déselectionner ou supprimer vos différents sélections.



Liste d'attente :
Ce menu consiste à préselectionner les musiques de votre choix pour les écouter en boucle sans transition. Pour se faire, il vous suffit simplement de cliquer sur la touche X quand vous êtes sur un titre, il sera enregistré automatiquement dans la liste d'attente.



Télécharger :
Pas disponible pour le moment, il sera possible de télécharger les clips musicaux, ou simplement les sonneries et musiques sur votre téléphone mobile si il est compatible. A priori, tous les téléphones Sony Ericsson disposant de cette possibilité (G502...) proposeront cette option. Pour le reste, Sony n'a pas bien communiqué sur toutes ces possibilités. Il suffira juste d'entrer le numéro de votre mobile avec l'apparition d'un clavier pour que le téléchargement s'exécute.

Vidéos liées :
A l'instar de You Tube, ce menu vous choisit une sélection de titres en rapport avec les clips musicaux que vous regardez.



Paramètres :
Afin de configurer l'expérience VidZone à votre guise, vous pourrez en outre régler le volume sonore, choisir la langue de votre choix concernant l'interface mais aussi du contenu. Enfin, vous pourrez mettre à jour le catalogue en supprimant les vidéos enlevées parmi la bibliothèque. Des options un peu faiblardes, mais d'autres paramètres devraient voir le jour prochainement.


Lecture des clips musicaux

Comme vous le savez, les vidéos disponibles sur VidZone sont toutes visionnables en streaming gratuit. Mais première déception, les clips HD ne sont pas de la partie. Et même si la qualité des vidéos est quand même excellente, on regrette que le service n'exploite pas toutes les possibilités offertes par la PS3.

En attendant, on apprécie la rapidité du chargement et la lecture des vidéos qui ne souffre d'aucun ralentissement, et ce même lors des changements de pages ou lorsqu'on effectue d'autres opérations en même temps. Le plaisir est bien au rendez-vous, et c'est là l'essentiel! De plus, il existe plusieurs options pendant la lecture. Ainsi, vous pouvez mettre le clip musical en plein écran en appuyant sur Select. A noter aussi la possibilité d'avancer et de reculer à sa guise (maintenir R2/L2) pendant la lecture et de mettre pause avec la touche Start si l'écoute de Larusso ou des L5 devient insupportable.

Enfin, rappelons que VidZone dispose d'une connectivité avec la PSP par la fonction Remote Play. Vous pourrez ainsi créer une playlist à partir de la portable de Sony pour l'écouter sur votre PS3 quand vous serez chez vous.

Au final, VidZone est bel et bien celui que l'on attendait. Intuitif, complet, fun, ce service de musique gratuite pourrait bien ravir les accros de musique et s'imposer dans beaucoup de foyers pour sa facilité d'utilisation. Ainsi, VidZone met en valeur le côté multimédia de la PS3 qui devient de plus en plus présent sur la console. On regrette cependant l'absence de la HD qui fait cruellement défaut, surtout pour une plate-forme censée porter le format au plus haut. Un gage qui ne fera pas bouder pour autant notre plaisir à l'idée d'exposer la PS3 comme le nouvel accessoire dernier cri pour mettre le feu dans des soirées entre amis. Ne reste plus que le VideoStore...




source:play3live
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