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Sports

L'HISTOIRE CHANGE DE SENS  (Sports) posté le lundi 30 juin 2008 13:09

L'Espagne a gagné le deuxième Euro de son histoire, quarante-quatre ans après le premier, en dominant l'Allemagne sur un but de Fernando Torres (1-0). Elle était la meilleure équipe de la compétition. Après la Grèce en 2004 et l'Italie en 2006 (Coupe du monde), c'est une preuve qu'un football offensif peut aussi gagner.

Quand l'équipe de France s'est mise à gagner des titres et à dominer le monde, il y a dix ans déjà, elle disait qu'elle avait acquis la «culture de la victoire». Fière d'elle-même, de son idée du jeu et de ses écoles de foot, l'Espagne, en battant l'Allemagne dimanche en finale de l'Euro (1-0), s'inscrit désormais au rang des grandes nations de ce sport, de façon définitive, parce qu'elle séduit encore, et parce qu'elle gagne enfin. Elle qui restait sur quarante-quatre années d'échecs en tous genres, beaucoup assez incompréhensibles, possède désormais une culture du résultat. Imposer un score ''italien'' à l'équipe la plus compétitrice d'Europe, l'Allemagne, cela dit tout de son nouveau savoir-faire. Parce qu'elle maîtrise mieux ses nerfs qu'avant, parce que sa volonté de vaincre n'a fait que croître avec le temps, parce qu'elle défend bien en ayant conservé sa magnifique aisance technique, parce qu'elle était tout simplement la meilleure équipe de l'Euro, dont elle a gagné tous ses matches, l'Espagne a remporté un formidable succès.

C'est une réussite sans nom pour Luis Aragones, vieil homme très critiqué depuis deux ans, dont la foi tenace a été le fil roja de cette équipe au plus fort de la tempête. Elle la doit aussi à deux hommes qui sont tombés dans les bras l'un de l'autre au coup de sifflet final. Ils ont maintenu leur équipe à flots en début de match alors que l'histoire pouvait dérailler : Iker Casillas, immense gardien, idole d'un peuple entier, et Fernando Torres, auteur d'un but plein de classe qui va bercer des génération de petits Espagnols. Pourtant, Ballack était bien titulaire dans ce 4-2-3-1 qui avait permis à l'Allemagne de se rassurer il y a deux semaines. Mais l'équipe de Löw était trop loin, dans tous les domaines, notamment sur le plan défensif, pour refaire le coup de 1996 et de toutes les fois d'avant. L'histoire retiendra que l'Espagne a gagné tout en étant privée du meilleur buteur du tournoi, David Villa (4 buts), sur blessure. Seul en pointe du 4-1-4-1, Fernando Torres aura fait le travail pour deux.

 

L'Allemagne s'accroche à l'ordre ancien

El Niño aura mérité de rester de l'homme de cette finale. Il aura été le phare de l'Espagne au moment où elle en avait le plus besoin, c'est-à-dire à 0-0. A la 22e minute, c'est une tête de Torres sur le poteau qui a fait démarrer une Seleccion carburant au diesel. Hors une passe lumineuse de Xavi pour Iniesta (16e), la Roja est entrée dans le match lestée du poids de sa responsabilité. Elle cumulait une vraie fébrilité défensive côté droit et une prudence qui ne lui ressemblait pas. Pas de mouvement, pas de passe vers l'avant, pas de risque. Pas vraiment de finale en dehors du jeu entre les lignes qu'arrivait, par séquences, à développer... l'Allemagne. L'abnégation et les accélérations de Fernando Torres servirent alors de boussole. L'Espagne sortit progressivement de sa coquille. Menaça. D'abord par Fabregas d'une frappe de loin (31e), puis par cette fulgurance au milieu qui fait sa marque de fabrique. Senna, droit devant vers Xavi, droit devant vers Torres. Le joueur de Liverpool imposait sa vitesse, contournait le pauvre Lahm, et battait Lehmann d'un tir piqué (33e). Enfin, il y avait match. La bataille du milieu était symbolisée par un duel Fabregas - Ballack. Celui des bagarreurs plus que celui des magiciens.

L'Allemagne resta globalement impuissante. L'Espagne, intermittente. Quand elle accélérait, il n'y avait pas de match. Quand elle attendait trop, personne n'était sûr que ça ne craquerait pas. Après deux chaudes alertes (Xavi, 53e ; Silva 54e), l'Allemagne se réorganisa en 4-1-3-2 avec l'entrée de Kuranyi (59e). Aragones répondait avec l'entrée de Xabi Alonso et un 4-2-3-3-1 plus défensif. Silva, un peu nerveux alors que le match montait en température, faisait les frais de l'opération. L'Allemagne accepta d'agresser l'Espagne, et celle-ci de procéder en contres. Même à ce jeu là, la Seleccion était plus dangereuse. Elle arriva lancée plus d'une fois, mais rata la dernière passe, quand ce n'étaient pas Lehmann (67e, tête de Ramos) ou Frings (68e, tir d'Iniesta) qui sauvaient la patrie. Senna, démarqué à trois mètres du but, était trop court (82e). Alors que commençait à vrombir un virage délesté de décennies d'humiliations (« España, España »), M. Rosetti maintenait tant bien que mal de l'ordre dans les débats. La tâche était rude. C'est toujours comme ça, quand l'ordre ancien est remis en cause. Les anciens titulaires des postes cherchent à se soustraire à la fatalité par tous les moyens. Mais c'est comme ça, l'Euro 2008 est une compétition qui se joue à seize, et c'est toujours l'Espagne qui gagne à la fin.

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Guillaume Hoarau : « Je suis content »  (Sports) posté le dimanche 17 août 2008 21:05

 

 

Au lendemain de son premier but en Ligue 1, Guillaume Hoarau est revenu sur la victoire du PSG face à Bordeaux (1-0). L’attaquant Rouge et Bleu savoure mais mesure encore le chemin qu’il reste à parcourir. Entretien…

Guillaume, comment analyses-tu la victoire face à Bordeaux ?
« Nous devions nous racheter de notre défaite à Monaco (0-1) et nous l’avons bien fait. C’était dur, très dur mais si nous continuons de faire les efforts sur le terrain nous allons alors être récompensés. Il fallait également rester concentré de la première à la dernière minute et nous avons répondu présents. Bordeaux a bien joué, mais nous nous sommes accrochés. Ça a payé, tant mieux. Nous travaillons depuis le début, et l'ambiance dans le vestiaire est très bonne. Il fallait être patient et se donner.»

Peux-tu nous raconter ton premier but avec le PSG…
« Sylvain Armand centre assez fort. Je prends le ballon du pied droit, mais je rate un peu mon contrôle. Je suis un peu en arrière alors j'essaie de la placer. J'ai eu la réussite, tant mieux. »

Est-ce que ce premier but te libère d’un poids ?
« Pour tout attaquant, c'est important de débloquer son compteur but. J'ai trouvé le chemin des filets, je suis content, mais je ne m'arrête pas là. C'est une récompense collective, nous sommes restés soudés sur le terrain, même si ça a été dur. Ce but, je le marque et j'ai vu le soulagement dans les yeux de mes partenaires quand ils l’ont célébré avec moi. C'est ça le plus fort. Si nous gardons cet état d'esprit, nous allons continuer d’avancer. »

Comment juges-tu la Ligue 1 par rapport à la Ligue 2 ?
« C'est un très bon championnat. Tout va plus vite. Les phases offensives et défensives sont plus précises et il faut vraiment rester concentré à chaque seconde. L'impact physique est également plus important. Après, quand on est bien dans sa tête, on est alors capable de faire de belles choses. C'est en partie une question de confiance. »

En confiance justement, tu sembles l’être…
« Je sais ce que j'ai à faire pour pouvoir m'imposer à ce niveau et la route est encore longue. Cela fait deux ans que je travaille dur pour pouvoir jouer ce genre de matches. Je ne voulais pas rater ma première au Parc des Princes. Je savais que j'aurais des occasions et, que ça passe ou pas, je me suis dit que je devais me donner et surtout prendre du plaisir. Tout le monde rêve de jouer des rencontres comme celle-là. Pour moi, le rêve est devenu réalité et je devais répondre présent. J'espère que cela ne sera pas mon dernier but. Maintenant je vais tout mettre en œuvre pour continuer de progresser. »

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Chelsea impressionne, Manchester cale d'entrée  (Sports) posté le dimanche 17 août 2008 21:18

Comme la saison dernière, le champion en titre cale d'entrée. C'est sur un nouveau match nul que MU débute sa saison alors que son plus grand adversaire présumé sur le papier, Chelsea, s'est imposé 4-0 sur son terrain de Stamford Bridge face à Portsmouth.

C'est donc sans surprises que le "nouveau" Chelsea de Luis Felipe Scolari prend la tête de la Premierleague avec un goal average supérieur à toutes les autres équipes.

Dans le dernier match de cette première journée, Aston Villa a pris le meilleur sur l'autre club de Manchester, les Citizens, sur le score de 4-2 avec notamment un triplé de l'international anglais Agbonlahor.

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« Batman » vole sur Paris  (Sports) posté le lundi 18 août 2008 22:02

Après avoir échoué dans le dossier Jimmy Briand, le Paris Saint-Germain va se consoler en obtenant la signature de Mateja Kezman. Le Serbe sera présenté à la presse mardi après-midi.

 

Le PSG tient enfin son attaquant. Après plusieurs semaines de recherches et autant de pistes exploitées (Thiago Neves, Saha, Grafite, Mahmoud, Olic, Ilan, Elmander, Nonda, Piquionne, Mirallas, Briand…), le club parisien a mis la main sur le successeur de Pedro Miguel Pauleta en la personne de Mateja Kezman. Si le club de la Capitale a longtemps cru devoir sortir son carnet de chèques pour s’attacher les services de l’attaquant international serbe de Fenerbahçe, il obtient finalement ce qu’il espérait : un prêt avec une option d’achat de quatre millions d’Euros pour un contrat de trois ans (une option quasi automatique activée en cas de maintien). Mateja Kezman est attendu à Paris lundi soir, la traditionnelle visite médicale étant prévue pour mardi soir. 

Malgré la complexité du dossier, Mateja Kezman sera donc bien Parisien la saison prochaine. Une anicroche de plus dans le dossier offensif du recrutement parisien. Car avant le choix Kezman, Paul Le Guen a longtemps espéré et réclamé le renfort de Jimmy Briand (23 ans, Rennes), un joueur dont le profil semblait plus complémentaire de celui de Guillaume Hoarau voire Péguy Luyindula. Mais face à l’entêtement des dirigeants bretons qui réclamaient dix millions d’Euros, le club de la Capitale a fini par rendre les armes. Et ceci à la plus grande joie de Charles Villeneuve, le président parisien, qui se voyait davantage recruter un joueur confirmé sur la scène européenne (Shabani Nonda et Louis Saha représentaient les deux dernières alternatives au dossier Kezman).

Avec ses avantages et ses inconvénients

Agé de vingt-neuf ans, Mateja Kezman n’a certes pas forcément confirmé toutes les promesses entrevues lors de ses plus jeunes années au PSV Eindhoven (105 buts inscrits entre 2000 et 2004). Mais le Serbe présente tout de même de solides références. Auteur de dix-huit réalisations (toutes compétitions confondues) la saison passée en Turquie, « Batman » reste un joueur à part. « Un renard des surfaces comme on en fait plus, glisse-t-on à l’intérieur du club parisien. C’est un joueur différent, avec ses avantages et ses inconvénients. Enfin c’est ce que l’on dit… »

Si Mateja Kezman trouve sa plénitude dans la surface de réparation, le Serbe n’en reste pas moins sujet à de nombreuses frasques en dehors. « Il est dans son monde, explique un journaliste turc. Il ne faut pas chercher à l’analyser. Avec lui, c’est tout ou rien. Pareil sur le terrain. Vous pouvez ne pas le voir pendant tout une rencontre mais ça ne l’empêchera pas d’inscrire le but de la victoire. Dans la vie, il ne déroge pas à cette règle. » En attendant, le Paris Saint-Germain frappe un gros coup. Reste à savoir quelle facette de l’attaquant serbe s’invitera sur la pelouse du Parc des Princes. Une arrivée qui devrait être suivie de celle d'un défenseur central (Diakhaté, Müller et Onyewu). Histoire de boucler la boucle.

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M. Kezman : « Un rêve de jouer au PSG »  (Sports) posté le mardi 19 août 2008 18:24

 

C’est désormais officiel ! L’attaquant serbe vient de parapher son contrat en faveur du PSG et arborera le maillot de la capitale floquée du N°14. Il s‘agit d’une prêt d’une saison adjoint d’une option d’achat de 2 années supplémentaires.

Mateja, tu es enfin au PSG...
« Je suis enchanté d’être parmi vous. C’est un rêve d’enfant de jouer au PSG. Je suis le club depuis des années car il y a eu des joueurs fantastiques à l’image de Rai, Okocha, Ronaldinho. C’est une grande équipe, ce qui explique pourquoi j’ai consenti quelques efforts pour que ce transfert aboutisse. J’espère aider mon équipe à gagner de nombreux trophées, marquer des buts et jouer la Ligue des Champions l’année prochaine. »

Que connais-tu du PSG de cette saison ?
« Je connais pas mal de choses du PSG de cette saison, car j’ai suivi les deux premières rencontre face à Monaco et Bordeaux. Au niveau des joueurs actuels, j’en connais également car soit j’ai joué contre eux, soit avec eux. Claude Makelele était avec moi à Chelsea et je suis très content de le retrouver ici. Je pense que l’équipe a un fort potentiel et je vais essayer d’apporter mes qualités, mon expérience et mon tempérament pour que le club atteigne les sommets. »

Tu as déjà évolué au Parc des Princes, quel souvenir en gardes-tu ?
« J’ai joué une fois au Parc des Princes avec Chelsea et nous avions battu Paris. J’avais réalisé un bon match et l’ambiance était fantastique. Partout oú j’ai joué, cela s’est toujours bien passé avec les supporters car je suis un vrai « combattant » sur le terrain. Je pense qu’au Parc des Princes cela sera pareil et je vais tout faire pour aider l’équipe. Je suis sûr que tout se passera bien. »

Quel regard portes-tu sur les deux dernières saisons du club ?
« Je pense que le passé est le passé et qu’il ne faut pas revenir dessus. Il y a un nouveau président, une nouvelle direction et l’entraîneur en place a démontré ses qualités. Je rentre donc dans un nouveau plan, un nouveau projet et j’espère ne pas décevoir. »

Peux-tu nous expliquer l'origine de ton surnom «Batman» ?
« Cela vient d’un coup marketing lorsque j'évoluais aus PSV Eindhoven. Dans une publicité à la télé, ils ont mis la musique de la série et ont ensuite fait le rapprochement entre Kezman et «Batman» . Comme cela a tout de suite plu aux fans, ça a fini par rester. C’est assez comique mais cela me plait. »

Charles Villeneuve :
« Bienvenue à Mateja Kezman, joueur en provenance de Fenerbahce. Après avoir joué au Partizan Blegrade, l’Atletico Madrid, Chelsea et le PSV Eindhoven, cet attaquant de 29 ans rejoint le club de la capitale. La caractéristique de Mateja kezman, est d’avoir, comme Ludovic Giuly et Claude Makelele, démontrée une véritable volonté de venir au PSG. Il avait le choix entre deux autres clubs, le Zénith Saint-Pétersbourg et le Panathinaïkos, mais il a marqué sa préférence en acceptant nos conditions. Les négociations avec Mateja Kezman ont été très faciles, celle avec son ancien club plus difficiles. »

Paul Le Guen :
« J’accueille Mateja avec plaisir et avec le souhait que son intégration se passe au mieux. Je vais essayer de le mettre dans les meilleures conditions possibles. Je vais également tout faire pour être un coach favorisant son parcours au PSG. J’ai vraiment envie qu’il réalise de très bonnes choses et comme d’habitude, j’accueille les grands joueurs avec grand plaisir. »

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